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Le Tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné à la peine de mort Mohammad-Reza Ali-Zamani, Davood Fardbacheh Mir-Ardabili, Hamed Rouhinejad et Arash Rahmanpour. Leur crime ? Avoir manifesté contre la réélection truquée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la République islamique d’Iran.

Ces Iraniens sont des combattants de la liberté, qui ont décidé de mettre en jeu leur vie. Voilà qui commande la solidarité active de tous ceux qui militent pour la justice et la liberté. En France, en Europe de l’Ouest, nous bénéficions des luttes et des sacrifices des combattants qui nous ont précédés : nous pouvons nous exprimer et manifester librement, puis rentrer chez nous sans craindre l’arrestation, la torture et la mort.

Nos engagements doivent être à la mesure de nos droits et libertés. Nous ne pouvons invoquer les droits de l’Homme sans venir en aide aux femmes et aux hommes qui sont persécutés parce qu’ils veulent obtenir, pour eux et pour leur peuple, la Liberté conquise ici depuis longtemps. Tâche immense, qui paraît écrasante si nous oublions que nous sommes très nombreux dans le monde à soutenir ces combattants de la liberté, si nous négligeons l’action persévérante et parfois salutaire des Etats démocratiques et de leurs représentants. Ce qui ne dispense pas les simples citoyens d’accomplir le devoir de solidarité lorsqu’ils sont requis.

Tel est le cas depuis la répression qui s’est abattue sur les opposants iraniens de toutes opinions depuis le mois de juin. Telle est l’urgence, depuis les peines de mort et les peines de prison prononcées par le Tribunal révolutionnaire de Téhéran.

C’est un fait que Mohammad-Reza Ali-Zamani, Davood Fardbacheh Mir-Ardabili, Hamed Rouhinejad et Arash Rahmanpour ont de la sympathie pour un mouvement monarchiste interdit, ce qui semble avoir constitué une circonstance aggravante. Je crois comprendre les raisons politiques de leurs actes de protestation. Il est normal que la Conférence Monarchiste Internationale ait pris l’initiative du mouvement en leur faveur mais la Nouvelle Action royaliste ne se serait pas engagée s’il s’était agi d’une indignation sélective.

En Europe de l’Est et en Afrique du Nord, en Turquie et en Asie, le mouvement auquel j’appartiens a défendu maints militants persécutés qui étaient des républicanistes déclarés ; le soutien que nous apportons aujourd’hui à quatre condamnés monarchistes n’annonce pas une implication des militants de la Nouvelle Action royaliste dans la vie politique iranienne. Au sortir de la dictature, c’est le peuple iranien qui choisira lui-même un nouveau régime politique et nous souhaitons qu’aucune intervention étrangère ne vienne peser sur ce choix. Nous respectons l’indépendance des Iraniens aussi scrupuleusement que nous avons respecté l’indépendance des Bulgares, des Roumains, des Slaves du Sud, des Afghans et les libres décisions des rois, des princes et des royalistes de ces pays.

A Téhéran, des Iraniens risquent de mourir pour la liberté. Nous demandons qu’ils soient graciés et libérés. Leurs idées politiques leur appartiennent. C’est leur vie que nous voulons sauver.

 

A 19 heures le mardi 3 novembre à Paris, place d’Iéna, je prendrai la parole au nom de la Nouvelle Action royaliste dans le cadre de la manifestation organisée pour la défense de la liberté d’opinion par le « Collectif pour la libération de Mohammad-Reza Ali-Zamani ».

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