« Royaliste » a publié dans son numéro 1091, ma réplique à un article d’Yves La Marck, chroniqueur de politique étrangère de notre journal. Le débat s’est poursuivi sur le blog.

« Royaliste » est l’organe de la Nouvelle Action royaliste. C’est donc un journal militant qui, comme les autres, exprime la ligne politique fixée par ses congrès annuels. Mais ce journal militant n’est pas réservé aux adhérents de la NAR. Il accueille des royalistes sans appartenance partisane et des rédacteurs qui ne sont pas royalistes. Tous travaillent dans une harmonie qui n’exclut évidemment pas les différences et les divergences. Yves La Marck, qui tient notre chronique diplomatique depuis quarante ans, n’est pas un royaliste encarté. Il a comme d’habitude toute liberté dans l’analyse et dans le commentaire mais, à la fin de l’article ci-dessous, ses mots d’ordre contredisent les nôtres et appellent la réplique de notre directeur politique.

 Nicolas Palumbo, président du Comité directeur de la NAR

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Les droites européennes sont multiples, divisées, contradictoires, opposées. Elles ne sont unies en définitive que sur un seul point : une historicisation de la question allemande.

Il y a peut-être des gauches européennes car elles font profession d’internationalisme ce qui n’a jamais empêché aucune guerre dont celle de 14-18. Il n’y a pas en revanche de droites européennes car par définition elles sont nationalistes. Sinon cela s’appellerait une internationale fasciste qui n’existe pas si elle a jamais existé (l’Axe n’en fut jamais un). Considérer que la droite radicale (l’extrême-droite ou le populisme) fleurit partout en Europe correspond à une illusion d’optique. Suit la présente démonstration en trois temps :

Temps premier : Mme Le Pen a pris grand soin de se distinguer des vrais fascistes ou fascisants. Elle a refusé de s’allier au Parlement européen au Jobbik hongrois, à Aube Dorée grecque, au négationniste polonais et au seul néo-nazi (NPD) allemand ; Jean-Marie, le fidèle Gollnisch et le néo-conservateur Chauprade campent hors de son groupe aux côtés de ces derniers parias parmi les non-inscrits. Le 16 juin dernier, Mme Le Pen a préféré se joindre aux héritiers de Haïder en Autriche ou à la Ligue du Nord contre les nostalgiques du MSI néo-fasciste d’Almirante revu et terminé par Fini, achevé par Berlusconi. Mais ses aspirations seraient plutôt allées à la formation majoritaire du premier ministre hongrois Viktor Orban, à la droite polonaise des frères Kazscinski récemment revenue au gouvernement, au plus eurosceptique des dirigeants centre-européens, celui de Prague, au parti du peuple danois et aux « vrais finlandais » associés aux gouvernements de coalition dans leurs pays, aux Flamands du premier ministre régional De Wever plutôt qu’aux extrémistes du Vlaams Belang dont elle a dû se contenter. Or tous ceux-ci sont membres du groupe des Conservateurs et Réformistes Européens présidé par le parti conservateur britannique de M. Cameron. Mme Le Pen préférerait encore suivre ce dernier s’il décidait d’un Brexit en règle plutôt que celui qu’elle tient pour un clown, Farage (UKIP) qui d’ailleurs l’a rejetée pour antisémitisme et a vu un frère dans le « Grillo » italien (pourtant ici même catégorisé à gauche).

Temps deux : le hic est que à ce jour tous ces gens s’ignorent mutuellement et ignorent un Front National bien trop franco-français qui ne partage aucune des options libérales, sociétales ou internationales, des Anglo-Saxons et autres Scandinaves. Les droites européennes dont IL s’agit se contredisent en effet copieusement : Libertaires ou traditionalistes ? Le seul vrai partenaire de Mme Le Pen est son opposé idéologique, Geert Wilders, à qui se ramène le parti néerlandais des Libertés. Libre-échangistes ou protectionnistes ? Pro-Poutine ou pro-Américains ? Essayez de faire la distinction entre Tchèques, Hongrois, Polonais et Baltes sur ce point.

Temps trois : absente de toutes ces combinaisons, l’Allemagne, sauf qu’elle en est le ciment indicible, l’Allemagne honnie d’Angela Merkel, l’Allemagne du centre et au centre de l’Europe, qui a échangé les valeurs de la Wehrmacht si chères au père Le Pen (et à De Gaulle !) pour celles du constitutionnalisme et du pacifisme mais qui n’en reste pas moins aux yeux de toutes les droites (et des gauches) européennes l’hégémon à abattre. L’unité des programmes décousus de toutes ces droites, qu’il s’agisse des Musulmans, des Immigrants, de l’Euro, de Bruxelles, de Poutine, c’est le rejet de la politique de l’Allemagne réunifiée post-89. Que le centre cède et se droitise à son tour, que l’Allemagne n’ait plus de Merkel ou de Sigmar Gabriel (vice-chancelier, dirigeant des sociaux-démocrates), que Die Linke (« la Gauche ») et AfD (« Alternative pour l’Allemagne ») menacent la cohésion de la majorité parlementaire, un Florian Philippot à la tête du Grand Est, appuyé sur les autonomistes alsaciens, irait-il réoccuper la Rhénanie pour protéger notre frontière sur la ligne bleue des Vosges ? Trotski voulait frapper l’hydre capitaliste à la tête. Al Qaeda aussi. Les droites européennes connaissent leur cible.

Mme Merkel tient bon sur la scène politique allemande (1). C’est tout autour de l’Allemagne qu’elle fait monter en vrille les scores des droites européennes, et singulièrement chez « l’ennemi héréditaire ». Mme Le Pen n’avait d’ailleurs pas hésité à la désigner nommément comme l’ennemie au début de la campagne des régionales. Plutôt que de tomber plus avant dans l’islamophobie, la xénophobie, le populisme, il vaudrait mieux recentrer le débat sur la relation franco-allemande, celle qui concerne directement notre avenir, dans un sens résolument prospectif. Il faut sauver la vision du général De Gaulle.

Yves LA MARCK

 

Réplique

Cher Yves, tu dis que les droites radicales européennes sont contradictoires entre elles. Je souscris d’autant plus volontiers à ce constat qu’il est très largement partagé par les observateurs de ces mouvances. A l’occasion des dernières élections européennes, Laurent de Boissieu avait dressé la liste des divergences de ces droites plus ou moins radicales (1) tout en faisant remarquer que la plupart voulaient sortir de l’Union européenne. Soit dit en passant, cela ne saurait constituer un assemblage de partis « souverainistes » puisque la Ligue du Nord et le Vlaams Belang sont ouvertement séparatistes quant aux nations italienne et belge. Dans les enquêtes récentes, nulle part il n’est dit que les droites européennes ont comme point commun l’hostilité à l’Allemagne. Tu me citeras sans doute des diatribes antiallemandes – tu évoques celle de Marine Le Pen – mais on trouve de tout dans les partis attrape-tout et ce n’est certainement pas l’Allemagne qui est la cible principale.

La preuve ? Les travaux de Laurent Bouvet et de Gaël Brustier (2) qui nous ont montré que les droites européennes étaient toutes des mouvements identitaires qui prospèrent en exploitant la trop réelle insécurité culturelle dans laquelle vivent de nombreux citoyens. La cible de ces mouvements identitaires, c’est la différence visible ou plutôt la différence mise en évidence par tout un travail sur les représentations collectives qui fait désigner comme cause de l’insécurité culturelle l’immigré, l’Arabe, le musulman, le réfugié du Proche-Orient. La Nouvelle Action royaliste n’a cessé de dénoncer ce populisme identitaire comme une diversion qui empêche de se concentrer sur les bonnes cibles – à commencer par l’euro. Il est vrai que Florian Philippot a mis la sortie de l’euro au programme du Front national mais la thématique générale de ce parti reste dangereusement identitaire.

Cher Yves, parlons du danger. Ce n’est pas la chute d’Angela Merkel qui nous menace, c’est la thématique identitaire parce qu’elle risque d’alimenter la guerre civile dans sa variante ethnique qui est la plus épouvantable de toutes. Il est préférable que des partis de droite ou de gauche mènent des campagnes politiques contre la politique allemande plutôt que contre « des gens qui ne sont pas comme nous » parce qu’une opinion publique antiallemande fait pression pacifiquement sur son gouvernement pour qu’il change de politique alors que des paniques populaires « inter-ethniques » – comme celles exploitées par nos bons amis allemands et étatsuniens en Yougoslavie – sont immédiatement meurtrières. Je reprends donc ton avant-dernière phrase en la complétant : « Plutôt que de tomber plus avant dans l’islamophobie, la xénophobie, le populisme, il vaudrait mieux recentrer le débat sur la relation franco-allemande » afin de recréer un rapport de force permettant à la France et à ses alliés de mettre fin à la domination allemande sur l’Union européenne.

Un gouvernement français digne de ce nom – le contraire de la « gouvernance » actuelle – pourrait stimuler les forces anti-austéritaires en Grèce, en Italie, en Espagne et au Portugal pour porter à l’incandescence les contradictions au sein de la zone euro et préparer un retour concerté aux monnaies nationales. L’Union européenne n’a pas à supporter le poids des obsessions monétaires allemandes, de la structure démographique allemande, des méthodes d’exploitation et de prédation qui font la fortune du patronat allemand. Ce n’est pas pour nous une question d’orgueil national : les dirigeants allemands et leurs clones bruxellois nous empêchent de réaliser la transition écologique et les objectifs de co-développement qui sont indispensables et urgents.

Cher Yves, je m’interroge sur le sens de ton injonction finale – « il faut sauver la vision du général de Gaulle ». La France des années soixante pouvait s’allier avec l’Allemagne, « nain politique » et « géant économique » facile à tenir en respect. Elle le devait car la République fédérale nous servait de glacis face aux Soviétiques qui étaient à la fois nos adversaires nucléairement dissuadés et les garants de la division entre deux Etats allemands. Pour l’essentiel, la vision gaullienne c’est le pouvoir légitime à l’intérieur, la puissance souveraine dans les relations extérieures – d’abord la souveraineté monétaire farouchement défendue en 1944 contre Roosevelt – et dans l’ordre géopolitique le grand projet d’Europe de l’Atlantique à l’Oural qui aurait pu être lancé dès 1989 et que nous avons à reprendre.

Cher Yves, tu peux me répondre sur mon blog où déjà Dominique, notre ami commun, m’avait cherché noise sur l’Allemagne et reçu une réponse aussi vive que cordiale.

Bertrand RENOUVIN

(1)   Laurent de Boissieu : « Les populistes divisés au-delà de l’euroscepticisme », La Croix du         15 avril 2014.

(2)   Cf. Gaël Brustier, Voyage au bout de la droite, Mille et une nuits, 2011 ; Laurent Bouvet, L’insécurité culturelle, Fayard, 2015.

 

 

PROPOS D’UN LIBRE ROYALISTE

Cher Bertrand,

Nous avons eu dans le dernier numéro de “Royaliste” un dialogue qui n’en était pas un, un dialogue de sourds j’oserai dire. Quand je te parle de la crise des refugiés et autres migrants, tu me réponds Euro. Quand tu me parles de la lutte contre la domination allemande en Europe, je te réponds Musulmans. La raison de notre incompréhension est simple : c’est que la chancelière allemande est au cœur de la contradiction.

Ainsi quand tu écris que “ce n’est pas la chute de Mme Merkel qui nous menace, c’est la thématique identitaire” et que tu dis préférer que les partis s’en prennent à la politique allemande plutôt que chez nous aux Musulmans, nous sommes sur les deux registres à la fois. Ce sont des Allemands qui m’ont dit que la chute de Mme Merkel entrainerait un vaste mouvement de protestation de la part des étrangers en Allemagne ajoutant qu’il serait balaye par une réaction nationaliste. Ces Allemands ne souhaitaient pas pour autant que la chancelière demeure à son poste le plus longtemps possible afin de garantir la paix civile. C’était l’inverse: qu’elle parte au plus vite pour que les “vrais Allemands” puissent arrêter ce mouvement de migration et renvoyer chacun chez soi. La chute de Mme Merkel a tout à voir avec la menace d’une explosion identitaire. En appelant de tes vœux une coalition de la France et de ses alliés contre la politique allemande, tu vises la politique économique et budgétaire imposée par Berlin aux pays de l’Euro  et non cette dynamique ou dynamite identitaire. Or, sur le plan de l’accueil des réfugies syriens et autres, tu dois reconnaitre que l’Allemagne n’est suivie par personne en Europe. L’Allemagne isolée, c’est extrêmement grave pour elle mais aussi pour nous et la relation franco-allemande.

“Nous aurons les conséquences”.  Ce qui se passera en Allemagne en 2016 avec la poursuite de la courbe des réfugiés aura un impact direct sur les élections de 2017 a la fois en France et en Allemagne. J’ai tendance à penser que tant que Mme Merkel tient bon, il n’y aura pas de Marine. Ce n’est pas l’avenir de Hollande qui m’inquiète mais celui de Merkel.

Deux objections ad hominem:

  • Florian Philippot. Si je te lis bien (et j’ai relu attentivement tes lettres à Marine et tes éditos sur la question), il y aurait le bon docteur Florian et la méchante fée Marion sous la baguette magique de Marine la sorcière qui a tué le père. Je ne connais pas comme toi les arcanes de la “penocratie”.  Je comprends que dans la ligne de ce qui précède, tu fais crédit a F. Philippot de vouloir faire prévaloir au sein du FN la lutte contre l’Euro sur la guerre identitaire. Pour un peu, tu le verrais bien comme un “gaulliste social”. Je regarde les choses sous un autre angle: contrairement à l’obsession médiatique lors des élections régionales, je ne considère pas que leur enjeu principal ait été la conquête par le FN des régions Nord et PACA mais bien de celle dite du “Grand Est”. Je juge non en termes de politique politicienne mais en termes de politique européenne: “la garde du Rhin”, la flèche de Strasbourg, ce sont les symboles auxquels nous ne pouvons pas nous tromper, ni nous ni les électeurs rhénans d’Adenauer, de Kohl et de Merkel. En cas de victoire de Philippot et de sa démagogie, le message qu’auraient donné les électeurs alsaciens, lorrains et champenois était inconcevable. Avec des camps hier sous le Danube si Merkel n’avait pas laisse les frontières ouvertes, demain sur le Rhin si elle devait partir, et le retour des “Vopos” qu’elle a bien connus, “la prochaine guerre avec l’Allemagne” (Philippe Delmas, 1999) n’appartient plus au domaine des hypothèses.
  • “La vision de De Gaulle”. De Gaulle est bien sûr l’homme du 18 Juin, mais pour ce que j’ai vécu, c’est le fondateur de la cinquième République, pour ce qu’il en reste, l’artisan de la décolonisation, largement oubliée mais qui nous revient en boomerang, et le pionnier de la réconciliation franco-allemande, de la plus brûlante actualité. Cette dernière ne fut pas pour lui un calcul simplement tactique, mais les chercheurs sont de plus en plus nombreux à découvrir qu’il s’agissait chez lui d’une authentique vision historique, d’une option fondamentale. Je crains que ce que tu décris ne soit une réinterprétation mitterrandienne a posteriori. Autant de Gaulle restera dans l’histoire comme l’homme d’Etat qui a voulu la réconciliation franco-allemande, autant la mémoire de Mitterrand ne se débarrassera pas de l’état de panique devant la chute du mur de Berlin et la réunification allemande.

Conclusion pro domo

Vous me rappelez mes quarante années de (libre) collaboration à “Royaliste”. Quarante ans passés à ressasser plus ou moins la même chose, qu’il n’y a que deux questions qui dominent  l’Europe: “les Balkans et la flèche de Strasbourg” que Bainville adaptait à la fin de ses “conséquences politiques de la paix” : ‘la coupole de Ste Sophie et les mines de Silésie”, évolutives dans ses formes successives mais structurelles: la question allemande et la question d’Orient. Quarante ans à chercher à convaincre de ne jamais laisser à elles-mêmes ni  l’Allemagne ni la Turquie. Quarante ans à prêcher dans le désert.

Yves LA MARCK

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Cher Yves,

Quelques commentaires, qui seront brefs car je vais bientôt revenir dans « Royaliste » sur divers aspects de la politique allemande.

1/ Notre modeste journal n’a évidemment aucune influence sur les débats en Allemagne. Qu’il s’agisse du courant hétérodoxe ou des partis de la gauche dite radicale, l’influence est minime et les violentes réactions antiallemandes en Grèce n’ont pas eu le moindre effet sur l’attitude du gouvernement allemand. Le sort de la chancelière allemande dépend des rapports de force en Allemagne. En Europe, les gouvernements, les partis protestataires et les populations révoltées (grévistes grecs, agriculteurs français) sont des spectateurs d’un pays qui est, à cause de l’alignement français, en position dominante.  Il faudra que la France déploie beaucoup de force avec ses alliés du sud pour que l’Allemagne reprenne sa place et rien que sa place dans le concert européen

2/ La chancelière allemande et son gouvernement portent une lourde responsabilité dans la crise des réfugiés : depuis plusieurs années, l’Italie, la Bulgarie, puis la Grèce ont été laissées seules face à l’arrivée des migrants. L’Allemagne n’a pas de politique face aux migrations mais une technique de gestion des stocks de main-d’œuvre en fonction de ses besoins économiques et démographiques. Comme l’Allemagne n’a pas de politique, comme la France attend que l’Allemagne prenne des décisions, l’Union européenne, moribonde, n’a pas de politique.

3/ Les Etats membres de l’Union européenne ne peuvent pas avoir de politique à l’égard des réfugiés car il faudrait des dépenses publiques massives à l’intérieur de chaque nation et à l’extérieur de l’Union pour assurer l’accueil, l’emploi puis le retour dans leur patrie des réfugiés ou d’une partie d’entre eux. La logique déflationniste de la zone euro est le principal obstacle à une politique ambitieuse de développement intérieur et de co-développement – qui permettrait d’anticiper l’arrivée massive des réfugiés climatiques.

4/ Quant au Front national, je n’ai jamais exploré ses arcanes : j’observe sa tactique et ses conflits et je doute que la direction frontiste ait eu aux régionales des projets géostratégiques. J’ai simplement dit à plusieurs reprises que Marine Le Pen choisira vraisemblablement la voie de la rentabilité – identitaire. Il est probable que ses élus vont intégrer le monde des notables – celui du confort apaisant et des dividendes du « réalisme ». Certains frontistes plaident déjà pour l’abandon des diatribes contre l’euro… Dans ces conditions, Florian Philippot aura du mal à imposer une nouvelle ligne.

5/ Dire que ma définition de la politique gaullienne n’est qu’une « réinterprétation mitterrandienne » est un peu fort de café. Le général Gallois, qui enseigna à la NAR la théorie de la dissuasion nucléaire et la géostratégie, doit se retourner dans sa tombe. Et tu n’ignores pas que Pierre Maillard, l’ancien conseiller diplomatique du général de Gaulle, n’a cessé de nous dire son approbation et son soutien.

BR