Depuis le début de la crise grecque, les maîtres allemands de l’Union ne se contentent pas d’imposer des recettes meurtrières : ils inspirent des campagnes de presse qui désignent les Grecs comme un peuple de paresseux et de voleurs. Mais voici que le mépris, la xénophobie et le racisme sont ouvertement affichés par les dirigeants de l’Union moribonde.

Président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem a déclaré que la solidarité était très importante à ses yeux de social-démocrate mais « celui qui la réclame a aussi des devoirs. Je ne peux pas dépenser tout mon argent pour le schnaps et les femmes et ensuite réclamer leur soutien ». Ce n’est plus seulement la Grèce mais toute l’Europe du sud qui est assimilée au vice et à la dégénérescence.

Malgré les protestations des Etats insultés, le valet de Wolfgang Schäuble et d’Angela Merkel a d’abord refusé de présenter ses excuses puis exprimé du bout des lèvres des regrets tout en refusant d’envisager une démission que Berlin n’a d’ailleurs pas demandée. Il est vrai que, pour son soixantième anniversaire, l’Union désunie aurait eu tort de se priver d’un personnage aussi représentatif !

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Article publié dans « Royaliste » – 2017