Alors qu’il se trouvait au Mali, le 19 septembre, François Hollande a annoncé que la France allait livrer des armes à l’Armée syrienne libre « dans un cadre qui peut être contrôlé ». Qui peut ? Cette simple possibilité est présentée comme la conséquence d’un interdit : pas question que les armes « puissent aller vers les djihadistes que nous avons combattus ici» !

François Hollande est-il assez naïf pour imaginer qu’on peut contrôler la circulation des armes dans une guerre civile qui ne ressemble en rien à l’Espagne de 1936-1939 où s’affrontaient des troupes régulières ? Dans une guerre de milices et de bandes, les armes passent facilement d’un groupe à l’autre et les trafiquants sont à la fête car certains combattants ne dédaignent pas les petits profits.

Qu’importe ces réalités ! François Hollande a identifié des « interlocuteurs de confiance ». Il n’a plus qu’à leur faire signer un certificat d’utilisateur final et nous serons certains que les djihadistes ne ramasseront pas la mise…

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Article publié dans le numéro 1040 de « Royaliste » – 2013