Les pressions de la Commission européenne, les tentatives de corruption et le chantage à la catastrophe n’ont servi à rien : Stavros Dimas, le candidat à la présidence de la République qui était soutenu par l’élite grecque du pouvoir et des affaires, par Bruxelles et par Berlin n’a pas obtenu la majorité nécessaire. Automatique en ce cas, la dissolution de l’Assemblée nationale conduit à des élections législatives anticipées qui auront lieu le 25 janvier.

Cette consultation démocratique est redoutée par l’oligarchie européiste car Syriza, le parti anti-austérité, est en tête dans les sondages. Dès que l’échec de Stavros Dimas a été connu, la tactique d’intimidation a repris. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a déclaré que la Grèce devait poursuivre ses réformes (ultralibérales) quel que soit le résultat des élections – la souveraineté populaire étant ainsi réduite à néant. Et le FMI a suspendu l’attribution d’une tranche d’aide jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement.

En Grèce, ce n’est pas Syriza qui menace la démocratie mais les extrémistes de la Troïka (FMI, BCE, Commission) qui martyrisent le peuple grec depuis trop longtemps.

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Article publié dans le numéro 1069 de « Royaliste » – 2014