Consacré à la critique du projet de « 6ème République » de Jean-Luc Mélenchon, mon éditorial du numéro 1118 de « Royaliste » contient deux erreurs graves que des lecteurs ont bien voulu me signaler.

J’ai pris pour référence la déclaration faite par Jean-Luc Mélenchon pour le lancement de sa campagne et lors des vérifications faites sur le site du candidat, j’ai manqué les précisions apportées sur la procédure envisagée. Le fait est que je n’avais pas sous la main le programme complet du candidat. Je présente mes excuses à Jean-Luc Mélenchon et à tous ceux qui ont participé à l’élaboration de son programme : il est tout à fait rigoureux de prévoir un premier référendum proposant la création d’une assemblée constituante et un second portant sur le projet constitutionnel.

Je reconnais également m’être trompé sur les intentions de Jean-Luc Mélenchon, s’il est élu président de la République. A la lecture de textes mal choisis, je n’avais pas compris qu’il quitterait ses fonctions après l’adoption du projet constitutionnel.

Ces défaillances dans l’information et ces fautes d’attention étant publiquement confessées, je maintiens les deux points essentiels de ma critique :

1/ Il est possible et souhaitable de réformer notre Constitution sans qu’il soit nécessaire de procéder à une refondation par voie d’assemblée constituante.

2/ La question décisive, dans le moment historique présent, n’est pas celle des institutions mais celle de la souveraineté. Plutôt que d’organiser un Défilé pour la 6ème République, Jean-Luc Mélenchon, invoquant l’article 5 de notre Constitution, aurait pu appeler à une manifestation pour l’indépendance nationale. Les militants de la Nouvelle Action royaliste y auraient très volontiers participé et ils y auraient certainement rencontré leurs jeunes et vieux amis gaullistes.

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