Le 2 octobre, le peuple irlandais sera contraint de voter pour la seconde fois sur le Traité de Lisbonne. Nul n’ignore que les électeurs avaient rejeté ce traité par 53% des voix en 2008. Or c’est le même texte qui est à nouveau présenté au suffrage populaire, dans le parfait mépris de la décision première.

Le gouvernement, les principaux partis, les médias et le patronat (en somme l’oligarchie) expliquent aux Irlandais qu’ils n’ont pas compris le traité et que leurs revendications ont été satisfaites (sur la neutralité par exemple). Surtout, on tente de les intimider en affirmant qu’un nouveau refus aggraverait la crise économique et sociale.

Une propagande aussi massive que mensongère accompagne un déni de démocratie qu’à la mi-septembre les socialistes français et leurs camarades européens n’avaient pas trouvé le temps de condamner alors qu’ils sont censés défendre le suffrage universel et récuser l’idéologie ultralibérale qui imprègne les organismes européens. Par leur inertie, ils se rendent complices des forfaitures commises à Paris, Strasbourg et Bruxelles.

***

Article publié dans le numéro 953 de « Royaliste » – 2009