La dette est « hors de contrôle », la récession se creuse : les plans de rigueur successifs ne parviendront pas à empêcher le défaut de la Grèce. Pourtant, les maîtres de la zone euro et le FMI continuent d’imposer, avec la collaboration du gouvernement grec, des programmes de paupérisation d’une dureté inouïe.

Les oligarques espéraient que cette thérapie de choc assommerait les Grecs, décrétés infâmes en raison de la fraude fiscale massive et coutumière.

Les moralistes de Francfort et de Bruxelles oublient de dire que la catastrophe grecque a été provoquée par la surévaluation de l’euro, particulièrement redoutable pour une économie peu développée. Et ils ne voient pas que leur pari est perdu : le peuple grec, loin d’être écrasé, est entré en résistance. Manifestations. Grèves générales à répétition. Et la désobéissance civile qui est en train de se généraliser : refus de payer les nouveaux impôts, les transports en commun…

On dira que ce n’est pas bien. Mais il est odieux de pousser à bout un peuple qui a compris depuis longtemps qu’il était sacrifié aux oligarques et aux banquiers.

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Article publié dans le numéro 999 de « Royaliste » – 2011