Président de la formation qui est majoritaire au Parlement européen, Jean-Claude Juncker devrait logiquement devenir le président de cette assemblée. Mais non, il a été nommé président de la Commission européenne !

A défaut, le Parti Populaire européen devrait logiquement désigner à Strasbourg un président issu de ses rangs. Mais non, le socialiste Martin Schulz est devenu le président du Parlement européen, grâce à un arrangement avec le PPE !

Tout aussi logiquement, les chefs d’Etat et de gouvernement qui se réclament de la social-démocratie auraient dû se battre au Conseil européen pour que le président de la Commission soit socialiste ou du moins centriste. Mais non, ils ont décidé de soutenir un ultralibéral rigide, favori d’Angela Merkel !

Et le chef de file de la gauche européenne radicale, Alexis Tsipras, enfant chéri du Front de gauche, qui croyez-vous qu’il fit ? Il s’est déclaré partisan de Jean-Claude Juncker, qui a présidé d’une main de fer l’Eurogroupe de 2005 à 2010.

Tout, dans l’Union européenne, doit se plier à la loi d’airain de l’oligarchie. Jusqu’à quand ?

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Article publié dans le numéro 1060 de « Royaliste » – 2014