Les tarifs réglementés de l’électricité ont augmenté de 5,6% le 1er juin. C’est la huitième hausse en dix ans, période au cours de laquelle les tarifs ont augmenté de 50%.

Qui osera désormais affirmer que la concurrence est bienfaisante, parce qu’elle fait baisser les coûts ? Pour cacher la faillite du dogme libéral les médias affirment que les hausses de tarifs sont dues à l’augmentation des taxes. Simpliste, cette explication omet les effets de la casse du monopole de production et de fourniture de l’électricité, qui fonctionnait à la satisfaction générale et assurait des prix bas.

Sous la pression de l’Union européenne, on a scindé les activités de production, de gestion et de fourniture et créé des « fournisseurs alternatifs » qui achètent sur le marché ou en bourse et qui vendent de l’électricité qu’ils ne produisent pas – mais la loi NOME de 2010 oblige EDF à mettre à la disposition des sociétés privées un quart de sa production nucléaire !

Comme les « fournisseurs alternatifs » sont en difficulté malgré ces privilèges et même menacés de faillite, le gouvernement fait supporter aux usagers d’EDF le coût d’un système concurrentiel insensé.

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Article publié dans le numéro 1169 de « Royaliste » – juin 2019