Le principe ne souffre aucune exception : les journalistes doivent respecter la vie privée des dirigeants du pays. Encore faut-il que les hommes politiques ne mêlent pas des personnes privées à leur vie publique.

Nicolas Sarkozy avait enfreint cette règle non-écrite en confiant à sa deuxième épouse des tâches qui relevaient de l’action ministérielle et il avait eu tort d’accepter qu’on attribue à sa troisième épouse le titre fantaisiste de « première dame » alors que nul texte juridique ne prévoit une telle fonction.

François Hollande est allé plus avant en faisant entrer sa maîtresse à l’Elysée où elle dispose, par détournement de fonds publics, de divers moyens. Il n’est pas étonnant que l’infidélité supposée à la prétendue « première dame » provoque une émotion qui ne se serait pas produite si le président de la République s’était contenté de visiter discrètement ses maîtresses. Il n’est pas question ici de morale mais de réserve dans l’attitude – de dignité – et d’intelligence politique. Hélas, François Hollande ne sait pas où il habite, ni avec qui, ni pourquoi.

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Article publié dans le numéro 1048 de « Royaliste » – 2014