L’écologie est une exigence politique. Elle nécessite une planification nationale, des nationalisations, une protection douanière et une mobilisation permanente de l’Etat et des collectivités territoriales. Les maires ont un rôle décisif à jouer dans l’aménagement des villes et ceux qui sont élus sous l’étiquette verte doivent être à tous égards exemplaires.

Or certains maires écologistes se livrent à des provocations calculées : Grégory Doucet, maire EELV de Lyon, fustige le Tour de France parce qu’il “continue à véhiculer une image machiste du sport” après s’être prononcé pour l’adoption de l’écriture inclusive.

Pierre Humic, maire de Bordeaux, annonce la suppression du sapin de Noël, considéré comme un “arbre mort” contraire à la conception municipale de la végétalisation.

Eric Piolle, à Grenoble, veut “dégenrer” les “cours de récréations trop réservées aux pratiques des garçons”.

Il est vrai que les élus écologistes se préoccupent de l’économie sociale et solidaire, des circuits courts, de la lutte contre la pollution… Mais à Lyon, à Bordeaux, à Grenoble, comment peuvent-ils ignorer que la logique médiatique privilégie la provocation et ignore le travail de fond ? A moins que MM. Doucet, Humic et Piolle ne veuillent afficher leur mépris des symboliques et des manifestations populaires. En ce cas, ces maires se feront détester et feront détester l’écologie.

La presse de droite fait quant à elle ses choux gras des extravagances de ces ultras.

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Article publié dans le numéro 1194 de « Royaliste » – 14 septembre 2020