STEYR

Ma seule question, qui n’aura jamais de réponse : à Steyr, mon père était-il de ceux qui ont creusé la galerie transformée en musée ?

Seul, en arrière du groupe, je cherche son nom sur des listes, son visage sur des photographies puis je saisis un court instant le bois rond du brancard de la brouette posée là. L’a-t-il poussée, dans la boue et le froid ?

Au sortir des sombres couloirs, la beauté de la ville est insupportable.

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Publié dans le Bulletin de l’Amicale de Mauthausen – N° 341 Juillet 2015