L’Europe en panne ? Bien sûr que non. La preuve par Galileo.

Le projet de navigation par satellite, qui donnera à l’Europe son indépendance technique face au système américain de guidage (GPS), est entré dans sa phase de réalisation.

Projet deux fois exemplaire : il est le résultat de la coopération entre plusieurs pays de l’Union européenne ; la Russie y est étroitement associée puisque c’est une fusée russe, lancée depuis Baïkonour, qui a mis sur orbite de premier élément du système Galileo.

Il se vérifie que les projets européens peuvent être conçus et mis en œuvre sans qu’il soit besoin d’un « traité constitutionnel ». Si les Etats de l’Union décidaient de mettre en place une institution commune légère et adoptaient un plan de financement massif de grands travaux, l’exemple de Galileo pourrait être multiplié par cent, et provoquer d’incalculables effets positifs pour la recherche, l’industrie, l’emploi…

Si cette institution commune prenait la forme d’une confédération européenne, la Russie pourrait y prendre sa place et participer au développement rapide de l’économie continentale.

Osons !

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Article publié dans le numéro 873 de « Royaliste » – 2005