Le 22 juin, l’Union européenne avait prorogé les sanctions contre la Russie jusqu’au 31 janvier 2016 et une nouvelle prorogation devrait être décidée lors du sommet européen des 17 et 18 décembre. Comme à son habitude, le gouvernement français suivait le mouvement sans vouloir reconnaître que la Russie allait devenir un allié indispensable au Proche-Orient.

Ces derniers mois, le gouvernement français affirmait obstinément qu’il fallait lutter à la fois contre Daech et contre Bachar al-Assad et le ministre de la Défense continuer de refuser toute coopération avec les services de renseignements syriens qui disposent pourtant d’informations précieuses sur les djihadistes français.

Déjà intenables avant le 13 novembre, ces positions ne pouvaient plus être tenues après les attentats. Le 26 novembre, Manuel Valls a donc souhaité que les sanctions contre la Russie puissent être levées. Le 27 novembre, Laurent Fabius, qui déclarait en juin que le soutien au régime de Damas serait une infamie morale, a envisagé que des « forces du régime » participent à la lutte contre Daech.

Mieux vaut avoir une politique étrangère qu’une moralité à éclipses.

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Article publié dans le numéro 1089 de « Royaliste – 2015