Notre quotidien oligarchique du soir se réjouit de la « leçon de démocratie » que Condolezza Rice a donné à la Russie. Nous souhaitons à cette puissance amie des institutions indépendantes et fortes, garantes des libertés publiques, une presse libre. Dans cette nation privée de démocratie jusqu’à la chute du soviétisme, beaucoup de progrès ont été faits et beaucoup restent à accomplir.

Mais que Mme Rice balaie devant sa porte ! Elle accepte le camp de concentration de  Guantanamo, les enlèvements effectués par la CIA, les centres clandestins de détention et de torture que les agents américains ont installés dans plusieurs pays européens…

Quant à nos grandes consciences médiatiques, qui plaignent les pays où il n’existe plus qu’une seule chaîne télévisée d’opposition, elles feraient bien de se soucier de la situation française : pas de chaîne contestataire, une presse écrite soumise aux intérêts financiers à l’exception de quelques journaux d’opinion qui survivent misérablement, dans l’indifférence ou le mépris des maîtres du marché de la communication. Et cela va durer !

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Article publié dans le numéro 906 de « Royaliste » – 2007