Le 5 novembre, un gendarme de la Garde républicaine s’est suicidé dans les jardins de l’hôtel Matignon.

Le 12 novembre, Maggy Biskupski, policière à la brigade anti-criminalité dans les Yvelines, s’est donnée la mort avec son arme de service. Elle avait fondé l’association Mobilisation des policiers en colère (MPC) après l’attaque au cocktail Molotov de deux véhicules de police à Viry-Châtillon qui avait fait quatre blessés, dont deux gravement brûlés.

Début octobre, on déplorait déjà 53 suicides dans la police et la gendarmerie et l’émotion des autorités, à chaque nouveau drame, ne dure que l’instant d’un communiqué. Pourtant, tous les seuils d’alerte sont dépassés depuis des années et les manifestations de policiers en octobre 2016 auraient dû être prise comme un ultime avertissement. Avertissement redoublé en juin dernier par le rapport sénatorial qui décrivait l’épuisement physique, l’usure nerveuse et la détresse morale de ceux qui ont de lourdes responsabilités et qui risquent leur vie dans l’indifférence ou le mépris des dirigeants politiques.

MM. Macron, Philippe et Castaner devraient pourtant s’inquiéter : ce sont les policiers et les gendarmes qui les protègent de la colère des manifestants.

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Article publié dans le numéro 1155 de « Royaliste » – Novembre 2018