En annonçant le résultat de son arbitrage sur le budget de la Défense, François Hollande a déclaré que la sécurité ne se négociait pas. C’est pourtant une transaction qui a eu lieu. Le ministère de la Défense demandait 8 milliards de crédits supplémentaires : il obtiendra 3, 8 milliards sur 4 ans. L’effort n’est donc pas « considérable » contrairement à ce qu’affirme l’Elysée. On déclare triomphalement que 18 500 postes seront préservés sur les 33 675 qui devaient être supprimés : mais cela signifie qu’on va continuer à supprimer des postes alors que nos soldats sont engagés dans des opérations extérieures et dans des missions de protection sur le territoire national.

La petite rallonge décidée en avril ne saurait faire oublier que notre budget de la Défense a diminué de 20% depuis 1990. Le colonel Goya montre que, si la France avait maintenu son effort, elle serait aujourd’hui la troisième puissance militaire mondiale et pourrait, en toute indépendance, accomplir les missions qu’elle aurait décidées. Ceci pour un coût d’autant plus supportable que les effets  économiques des commandes militaires sont considérables.

***

Article publié dans le numéro 1078 de « Royaliste » – 2015