Germanophile

Edouard Philippe était à Berlin le 15 septembre. Pour quoi faire ? Pour faire allégeance. La posture n’est pas nouvelle ? Certes. Mais jamais un Premier ministre français n’était allé aussi loin dans la soumission. Celle-ci est totale : économique, monétaire, sociale, affective, intellectuelle. « L’Allemagne est une source d’inspiration constante », a déclaré Edouard Philippe qui s’est flatté d’être « à la tête d’un gouvernement germanophile ».

En retour, la chancelière allemande lui a accordé sa bénédiction. Elle soutient l’effort de la France dans ses réformes et elle ne tarit pas d’éloges sur Emmanuel Macron sans pour autant s’engager ses propositions de réforme de la zone euro…

De fait, la partie est déjà jouée. Le gouvernement germanophile fait des réformes ultralibérales pour obtenir un accord allemand sur la zone euro mais la Chancelière estimera le moment venu que les « réformes » ne sont pas assez importantes et qu’il faut que les braves petits oligarques français continuent à matraquer les classes moyennes et populaires.

Contre le gouvernement germanophile, tous dans la rue  !

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Article publié dans le numéro 1128 de « Royaliste » – 2017