Les organisations européennes protègent les intérêts des industriels européens, se soucient du développement de la recherche européenne et prennent soin des consommateurs européens tout en prenant garde à maintenir la stabilité des prix dans l’Union européenne sans perdre le vue le principe de concurrence. Tel est le dogme.

Or il se trouve que l’Office européen des brevets vient d’accorder à une société américaine le monopole des tests de dépistage du gène qui prédispose au cancer du sein. Ceci pour un coût remarquable : 18 000 francs aux Etats-Unis, contre 4 900 francs dans un laboratoire français.

L’institut Curie et les ministres français concernés ont annoncé qu’ils s’opposeraient à cette décision qui porte préjudice à la santé publique, à la recherche française et européenne et qui attente à la simple raison.

Nous aimerions savoir qui a accordé ce monopole abusif et pour quels motifs techniques. A l’heure où l’on proclame en tout et partout le principe de transparence, toute idée de pressions occultes et de complaisances intéressées doit au plus vite être chassée de notre esprit.

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Article publié dans le numéro 777 de « Royaliste » – 2001