Le 8 avril 2008, sous les applaudissements de la gauche, on entendit ceci à l’Assemblée nationale : « Car si notre pays renonçait à son autonomie de jugement au sein de l’Alliance, c’est l’ensemble de l’Europe – pas simplement la France – qui se trouverait en situation d’alignement sur les États-Unis.

« L’OTAN est dans une fuite en avant, ses missions l’éloignent de ce qu’elle est et doit rester – une alliance militaire – pour la faire devenir l’organisation politique de l’Occident. »

Qui parlait ainsi ? François Hollande, qui défendait alors une motion de censure déposée par le Parti socialiste et qui affirmait que « dans une démocratie digne de ce nom », le retour de la France dans le commandement intégré de l’Otan aurait été décidé après un « vaste débat dans le pays, et un vote solennel au Parlement ».

En 2012, François Hollande s’est renié en acceptant le fait accompli sans susciter un débat national et un vote solennel. La France n’est toujours pas « une démocratie digne de ce nom » et elle ne fait plus entendre sa voix dans l’Europe tout entière.

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Article publié dans le numéro 1056 de « Royaliste » – 2014