La préparation des Jeux olympiques s’effectue dans une confusion croissante. Des décisions importantes pour l’ensemble des citoyens ont été prises dans une étonnante insouciance. En haut lieu, on ne s’est pas préoccupé des conditions de possibilité juridique de certaines dispositions et des effets négatifs que d’autres mesures pourraient provoquer.

Ainsi, on apprend que deux festivals prévus en 2024, l’un à Thonon-les-Bains, l’autre à Reims, ont été annulés faute de pouvoir garantir leur sécurité car les effectifs de police seront massivement affectés à la protection des manifestations sportives. D’autres festivals risquent d’être annulés dans les prochaines semaines, pour la même raison.

Même insouciance en matière de réquisition de logements d’étudiants. Trois mille chambres ont été affectées au personnel chargé d’assurer la sécurité des Jeux avec promesse de relogement des étudiants. Mais la décision du Crous a été suspendue le 31 août par le tribunal administratif en raison d’une “absence de garanties offertes aux étudiants” et le Conseil d’État doit se prononcer dans les prochaines semaines.

La décision d’enlever 570 boîtes de bouquinistes parisiens pour assurer la sécurité de la cérémonie d’ouverture des Jeux a été prise sans que des garanties sérieuses soient données en matière de stockage des livres, de réparation et de remontage des boîtes. La colère gronde, et pas seulement sur les quais de la Seine.

Qu’il s’agisse de « politique spectacle » ou de spectacle sportif, c’est toujours le temps du mépris.

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Article publié dans le numéro 1266 de « Royaliste » – 15 novembre 2023

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